Le
Traité d'Ottawa de 1997 relatif aux mines est un Traité inexact, déformé
et plein d’écueils. Par conséquent, il faudra le réviser, faute de quoi,
il incombe aux pays qui se sont précipités à en faire partis de s’y
retirer. Je citerai dans cette initiative les motifs sérieux à même de
convaincre quiconque qui examinerait sérieusement le Traité d'Ottawa
ainsi que les protocoles y relatifs qu’il s’agit d’un Traité trompeur,
mal compris et que s’il est appliqué aura des conséquences regrettables.
Le traité fait l’amalgame entre les avantages et les inconvénients de
l’élimination des mines. En voici les principes fondamentaux :
1. Eliminer les mines antipersonnel et les restes explosifs de guerre
encore enfouies dans environ 60 Etats malgré la cessation des hostilités,
2.Traiter et réintégrer les blessés
3.rétablir l’environnement endommagé.
Ce qui est inadmissible dans le Traité d'Ottawa :
1.L’élimination totale de la fabrication et de l’utilisation des mines.
2.la destruction de leurs stocks
Les motifs
Si nous tenons réellement à la sûreté de l’humanité et à celle de son
environnement vital, il faudrait de manière courageuse entreprendre ce
qui suit :
1.Procéder d’abord à l’annulation totale de la fabrication et de la
détention des armes de destruction massive avant celle des mines
2.Annuler l’usage de toute arme offensive,
3.Interdire d’enterrer les mines dans les territoires d’autrui ;
contraindre celui qui les a enfouis à les enlever à ses propres frais ;
dédommager les personnes lésées.
La mine n’est pas une arme offensive, mobile, qui peut être dispersée
par le vent. C’est un moyen de défense passif. La mine est l’arme la
plus faible de défense, elle représente le dernier recours afin de
défendre les frontières face à un envahisseur, de protéger la patrie
d’un ennemi occupant. C’est aussi le moyen le plus faible de défendre
ses biens. Une fois cette arme simple de défense interdite, que
restera-il- à la victime démunie!. Interdire ces armes n’équivaudrait-il
pas à interdire le droit de défendre ses frontières, ses territoires,
ses biens et accepter que l’ennemi franchisse les frontières en toute
sécurité.
Interdire les mines, armes des faibles, équivaut à condamner les peuples
faibles à la résignation, à avoir recours aux bâtons, aux haches et aux
couteaux. Les Etats forts n’ont pas besoin de mines pour s’auto défendre.
Les mines sont l’arme des pauvres. Les Etats puissants, qui ne se sont
pas interdits d’envahir les terres d’autrui, ou le recours à des armes
stratégiques ou dévastatrices n’ont pas pensé aux faibles qui n’ont que
les mines comme moyen de défense.
Les Etats qui ont souffert des mines sont celles qui ont été victimes
d’une agression étrangère, ou ceux qui ont été de connivence avec le
colonisateur. Leur peuples se sont révoltes contre eux. Il faut
s’abstenir de s’immiscer dans les affaires internes des pays afin de ne
pas recourir à l’usage des mines. Il est donc impératif soit de revoir
le Traité d'Ottawa, soit, pour les Etats qui se sont dépêchés d’y
accéder de se retirer en vertu de l’article 20 du dit traité
|